L'essentiel
- L'alopécie androgénétique est la cause la plus fréquente de perte de cheveux, touchant environ 97 % des hommes concernés.
- Chez les femmes, les déséquilibres hormonaux (ménopause, troubles thyroïdiens, SOPK, post-partum) sont une cause majeure souvent sous-estimée.
- Les carences en fer, zinc, vitamine D et vitamines B, notamment la biotine, peuvent accélérer la chute.
- Le stress chronique peut provoquer un effluvium télogène, une perte temporaire réversible.
- Diverses maladies comme l'alopécie areata, le lupus, la teigne ou le lichen plan pilaire peuvent aussi entraîner une perte de cheveux.
Vous constatez que vos cheveux tombent plus que d’habitude et vous vous demandez pourquoi ? Nous allons passer en revue les principales causes de la chute de cheveux, qu’il s’agisse de facteurs génétiques ou de carences nutritionnelles, afin de vous aider à mieux comprendre votre situation. L’alopécie areata est l’une des causes que nous aborderons ici.

Quelle est la cause la plus fréquente de perte de cheveux ?
L’alopécie androgénétique est de loin la cause principale de perte de cheveux. Elle touche environ 97 % des hommes concernés par la chute capillaire et représente aussi un facteur important chez les femmes.
L'alopécie androgénétique est une forme de calvitie liée aux androgènes comme la testostérone, qui fragilisent progressivement les follicules pileux et accélèrent le cycle de vie des cheveux. Elle est de loin la cause principale de perte de cheveux.
Une cause hormonale. Cette forme de calvitie est liée aux androgènes comme la testostérone. Ces hormones fragilisent progressivement les follicules pileux et accélèrent le cycle de vie des cheveux : après plusieurs cycles, les follicules s’épuisent et arrêtent définitivement de produire des cheveux.
Chez les hommes, elle se manifeste généralement par une calvitie qui commence au niveau des tempes et du sommet du crâne. Chez elles, la perte est plutôt diffuse sur l’ensemble de la tête, avec un éclaircissement progressif.
Cette cause hormonale explique pourquoi certaines personnes perdent leurs cheveux même en ayant une alimentation équilibrée et un mode de vie sain. C’est avant tout une question de prédisposition génétique et de sensibilité aux hormones androgènes.
Déséquilibres hormonaux
Chez les femmes, les déséquilibres hormonaux sont une cause majeure de perte de cheveux, souvent sous-estimée.
La ménopause est le cas le plus fréquent. Quand les œstrogènes chutent, les cheveux deviennent plus fins et tombent davantage. Cette baisse rend aussi le cuir chevelu plus sensible aux androgènes, ce qui accélère la chute.
Les troubles thyroïdiens perturbent le cycle capillaire. Une thyroïde qui fonctionne mal, trop ou pas assez active, fragilise les cheveux et entraîne une perte diffuse sur l'ensemble du crâne.
Le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) provoque un excès d'androgènes. La perte de cheveux ressemble alors à celle des hommes, concentrée sur le dessus de la tête et la raie.
Après un accouchement, la baisse brutale des œstrogènes déclenche l'effluvium post-partum. Cette perte massive survient généralement 6 à 8 semaines après la naissance.
Pour identifier ces déséquilibres, un bilan hormonal complet s'impose : dosage de la thyroïde (TSH, T3, T4), des hormones sexuelles et parfois du cortisol. Une fois la cause identifiée, un traitement adapté peut considérablement améliorer la situation.
Chez les femmes, les déséquilibres hormonaux comme la ménopause, les troubles thyroïdiens, le SOPK ou le post-partum sont une cause majeure de perte de cheveux, souvent sous-estimée.
Carences nutritionnelles
Votre alimentation joue un rôle direct sur la santé de vos cheveux. Certaines carences nutritionnelles peuvent accélérer la chute ou fragiliser considérablement la chevelure.
Le fer arrive en tête des nutriments essentiels : il transporte l’oxygène vers les follicules pileux et nourrit les cellules capillaires. Une carence entraîne des cheveux cassants, fins et ternes, particulièrement pendant la grossesse ou l’allaitement.
Le zinc participe à la fabrication de la kératine et améliore la circulation sanguine du cuir chevelu. Sans lui, vos cheveux perdent volume et vitalité.
La vitamine D favorise la croissance cellulaire et la formation des follicules. Son manque aggrave souvent la perte saisonnière d’automne.
Les vitamines B, notamment la biotine (B8), sont cruciales pour la structure du cheveu. 38 % des femmes qui perdent leurs cheveux présentent une carence en biotine.
Pour identifier ces carences, un bilan sanguin s’impose. Une supplémentation ciblée sur 3 mois peut considérablement améliorer la situation, et les compléments multi-éléments sont généralement plus efficaces que les vitamines isolées.
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En complément d'une alimentation équilibrée, les compléments alimentaires pour la peau peuvent soutenir la beauté des cheveux et de la peau.
« Cette cause hormonale explique pourquoi certaines personnes perdent leurs cheveux même en ayant une alimentation équilibrée et un mode de vie sain. »
Stress et causes psychologiques
Le stress chronique peut provoquer une perte de cheveux temporaire appelée effluvium télogène. Cette réaction survient généralement 2 à 3 mois après un choc émotionnel important ou une période de stress intense.
Face au stress, votre corps privilégie ses fonctions vitales et détourne ses ressources du cuir chevelu, considéré comme non essentiel. Les follicules pileux entrent alors prématurément en phase de repos, interrompant la croissance normale des cheveux.
D’autres troubles psychologiques peuvent également déclencher une chute de cheveux :
- La dépression modifie l’équilibre hormonal et peut réduire l’appétit, créant des carences
- L’anxiété chronique maintient le corps dans un état de stress permanent
- Les troubles obsessionnels compulsifs (TOC) peuvent inclure l’arrachage compulsif des cheveux
- Les troubles alimentaires privent les follicules des nutriments essentiels
Cette perte de cheveux est réversible : une fois la cause psychologique traitée, la repousse se fait naturellement en 3 à 4 mois. Aucun traitement spécifique n’est nécessaire, hormis parfois une supplémentation en fer si une carence est détectée. Sachez toutefois que certaines conditions médicales et maladies peuvent également être à l’origine d’une chute capillaire, nécessitant alors une approche thérapeutique différente.
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Quelles sont les maladies qui font perdre les cheveux ?
Plusieurs maladies peuvent entraîner une chute capillaire. Les troubles thyroïdiens figurent parmi les plus fréquents, surtout chez les femmes : quand la thyroïde fonctionne mal, elle perturbe le cycle de croissance capillaire.
L’alopécie areata, ou pelade, est une maladie auto-immune qui entraîne une perte soudaine de cheveux par plaques rondes. Elle peut toucher n’importe qui et évoluer parfois vers une perte totale. Le lupus, autre maladie auto-immune, s’attaque également aux follicules pileux.
Côté infections, la teigne reste la plus courante. Cette infection fongique crée des zones dégarnies avec des squames et des démangeaisons, et se transmet facilement, surtout chez les enfants.
Le lichen plan pilaire détruit définitivement les follicules en laissant des cicatrices. Cette maladie inflammatoire touche principalement les jeunes femmes et nécessite un traitement rapide pour limiter les dégâts.
Enfin, certaines maladies comme le diabète ou l’anémie ferriprive peuvent déclencher un effluvium télogène, cette chute diffuse dont on a parlé plus haut.
Comment ce magazine est écrit
Les articles de Bien Être Forme Minceur sont écrits par la rédaction puis relus par Clémence Noël, rédactrice en chef, avant leur mise en ligne. Ils informent sur les soins et les gestes du quotidien, sans remplacer l'avis d'un médecin, d'un dermatologue ou d'un pharmacien.
Notre méthodeVos questions
Quelle est la cause la plus fréquente de perte de cheveux ?
L'alopécie androgénétique est de loin la cause principale de perte de cheveux. Elle touche environ 97 % des hommes concernés par la chute capillaire et représente aussi un facteur important chez les femmes.
Quels déséquilibres hormonaux peuvent provoquer une perte de cheveux chez la femme ?
La ménopause, les troubles thyroïdiens, le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) et la période post-partum sont des causes majeures. Un bilan hormonal complet permet d'identifier ces déséquilibres.
Quelles carences nutritionnelles accélèrent la chute des cheveux ?
Le fer, le zinc, la vitamine D et les vitamines B, notamment la biotine, sont essentiels à la santé des cheveux. Une supplémentation ciblée sur 3 mois peut considérablement améliorer la situation.
Quelles maladies peuvent entraîner une perte de cheveux ?
Les troubles thyroïdiens, l'alopécie areata, le lupus, la teigne, le lichen plan pilaire, le diabète et l'anémie ferriprive peuvent provoquer une chute capillaire. Certaines sont auto-immunes, d'autres infectieuses ou inflammatoires.



